Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation d'alcool F10
Diagnostic en médecine générale

diagnostic des troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation d'alcool à l'intention du médecin généraliste traitement des troubles de l'adaptation à l'intention du médecin généraliste

Présentation des symptômes

  • C'est rarement le fait de boire qui pousse les patients à consulter. Ils consultent en revanche en raison des symptômes suivants :
    • humeur dépressive ;
    • nervosité, insomnie ;
    • complications somatiques (ulcère, neuropathies, insuffisance hépatique...) ;
    • accidents ou blessures dus à la consommation d'alcool ;
    • problèmes de mémoire ou faible capacité de concentration.
  • Les patients peuvent nier la consommation d'alcool ou en minimiser l'importance.
  • La consommation d'alcool peut engendrer des problèmes légaux et sociaux (problèmes conjugaux, absentéisme au travail...).
  • Les patients peuvent présenter des signes de sevrage.
  • Les familles peuvent demander de l'aide à la place des patients.

Éléments diagnostiques

  • Consommation d'alcool excessive :
    • Quantité : plus de 28 verres standards par semaine pour les hommes et plus de 14 par semaine pour les femmes
    • Retentissements sur l'organisme (atteinte hépatique, saignements gastro-intestinaux, neuropathies...), la santé mentale (dépression, troubles anxieux, syndrome de Korsakoff) ou la vie sociale (conflits familiaux, perte d'emploi).
  • Dépendance à l'alcool :
    • Poursuite de la consommation d'alcool malgré la connaissance de sa nocivité ou la survenue de complications.
    • Besoin incoercible de boire ou difficultés à contrôler la consommation.
    • Repli social, temps et activités consacrés à la recherche et à la consommation d'alcool.
    • Tolérance (besoin d'une quantité croissante d'alcool pour obtenir l'ivresse).
    • Symptômes de sevrage : quelques heures à quelques jours après l'arrêt de la consommation.
  • Symptômes de sevrage :
    • Symptômes neuro-végétatifs : sueurs, tremblements, labilité tensionnelle, nausées et vomissements...
    • Symptômes neurologiques : confusion, crises d'épilepsie...
    • Symptômes psychiatriques : hallucinations et illusions, anxiété, labilité émotionnelle, troubles du comportement...
  • Des questionnaires standardisés1 peuvent aider à identifier une consommation excessive.

Diagnostic différentiel

  • " L'utilisation nocive " correspond à une consommation pathologique ne remplissant pas tous les critères du syndrome de dépendance.
  • Des symptômes anxieux ou dépressifs peuvent apparaître au cours d'une consommation chronique et disparaissent généralement une fois le patient sevré. S'ils persistent au décours d'une période d'abstinence (3 à 6 semaines), consultez les sections Dépression et Anxiété généralisée.

Références et liens

1 Questionnaire AUDIT :
http://www.automesure.com/Pages/alcool.html